Le Keepit Annual Data Report 2026 montre que les grandes organisations testent plus régulièrement leurs restaurations, tandis que les PME restent davantage dans une logique de reprise à la demande.
Keepit, éditeur européen indépendant dédié à la protection des données SaaS, publie une nouvelle étude sur la manière dont les entreprises testent, restaurent et exploitent leurs sauvegardes, dévoile son Annual Data Report 2026, une analyse des pratiques réelles de sauvegarde et de restauration dans les environnements SaaS. Contrairement aux études reposant sur des déclarations, ce rapport s’appuie sur des données agrégées et anonymisées issues de l’environnement de production de Keepit, afin d’observer les comportements effectifs des organisations face à la reprise de données.
L’étude montre une corrélation nette entre la taille des organisations et la fréquence des restaurations. Les grandes entreprises et les organisations de taille intermédiaire semblent avoir davantage intégré la reprise dans leurs routines opérationnelles. À l’inverse, les PME apparaissent moins nombreuses à initier régulièrement des restaurations, notamment lorsqu’il s’agit d’opérations de reprise en volume. Cette différence peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Les grandes organisations disposent généralement d’équipes IT plus structurées, d’environnements plus complexes et de processus de continuité plus formalisés. Elles sont donc plus susceptibles de tester régulièrement leurs capacités de reprise, non seulement pour répondre à des incidents, mais aussi pour valider leurs procédures.
Les PME, elles, fonctionnent souvent avec des ressources administratives plus limitées. Dans ce cadre, la sauvegarde peut être perçue comme un dispositif à configurer puis à solliciter uniquement en cas de besoin. Cette approche n’est pas nécessairement le signe d’un manque de protection, mais elle peut rendre la confiance dans la reprise plus difficile à établir. Pour les DSI, l’enjeu est donc de transformer la reprise en pratique régulière plutôt qu’en réaction ponctuelle. Des exercices simples, courts et répétables peuvent permettre de vérifier que les données sont accessibles, que les équipes savent où les retrouver et que les procédures peuvent être exécutées sans improvisation. La maturité ne dépend pas seulement de la fréquence des sauvegardes, mais de la capacité réelle à restaurer.
Le rapport montre aussi que toutes les restaurations ne se valent pas. Les téléchargements de fichiers unitaires répondent à des besoins rapides et précis, mais ils ne valident pas nécessairement la capacité d’une organisation à restaurer des ensembles plus larges, plusieurs utilisateurs ou des environnements critiques. Les restaurations en volume restent donc un indicateur important de préparation opérationnelle. Cette lecture est essentielle pour les décideurs IT. Une stratégie de protection SaaS ne peut pas reposer uniquement sur l’existence d’une sauvegarde. Elle doit intégrer des scénarios de restauration, des tests réguliers, des responsabilités claires et des procédures suffisamment simples pour être appliquées en situation de tension.
Avec son rapport, Keepit invite les entreprises à considérer la reprise comme une capacité opérationnelle à entraîner. La sauvegarde protège les données, mais c’est la restauration qui valide réellement la résilience de l’organisation.