Everpure sonde le contrôle des données face aux risques extraterritoriaux

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Qui peut consulter les données d’une entreprise, sous quelle juridiction et avec quelle capacité d’intervention ? Une étude menée par Vanson Bourne pour Everpure montre que ces questions restent peu formalisées dans de nombreuses organisations françaises.

La localisation des données ne suffit pas à décrire le niveau de contrôle d’une entreprise sur ses informations. L’accès, la gestion des services et les obligations susceptibles de s’appliquer comptent aussi. Or, selon le volet français du Global Data Sovereignty Report 2026, 62 % des 300 organisations interrogées n’ont pas de visibilité et de contrôle sur les personnes qui peuvent accéder à leurs données, les contrôler ou les gérer. Cette absence de visibilité coexiste avec une inquiétude largement exprimée : 93 % des répondants estiment qu’une défaillance en matière de souveraineté des données pourrait entraîner un risque financier ou réputationnel important. Pourtant, la protection contre les demandes d’accès émanant de gouvernements étrangers est une priorité majeure pour seulement 7 % d’entre eux. La réduction du risque de concentration lié aux fournisseurs technologiques étrangers n’est citée comme priorité majeure que par 11 %.

Les pratiques d’hébergement commencent néanmoins à évoluer. Plus d’un tiers des entreprises interrogées, soit 37 %, ont déjà transféré la majorité ou la totalité de leurs données vers des infrastructures locales ou souveraines. Cette proportion pourrait atteindre 53 % dans les trois prochaines années, selon les réponses recueillies. Par ailleurs, 34 % limitent déjà l’utilisation de plateformes SaaS reposant sur des infrastructures d’hébergement non nationales.

Le choix d’un fournisseur local peut aussi conduire à des arbitrages fonctionnels. L’étude indique que 81 % des répondants accepteraient de renoncer à certaines fonctionnalités avancées pour travailler avec un fournisseur cloud local ou souverain. Ce chiffre suggère que, pour une partie des organisations, le lieu d’hébergement et les conditions de contrôle pèsent dans les décisions technologiques. Rahiel Nasir, Research Director et Lead Analyst, Worldwide Digital Sovereignty chez IDC, souligne que les dirigeants doivent aussi s’intéresser aux accès et aux transferts de données, y compris aux métadonnées, ainsi qu’aux demandes d’accès extraterritoriales et aux risques liés aux fournisseurs. La souveraineté est ainsi abordée dans l’étude comme un ensemble de questions opérationnelles et juridiques, au-delà du seul choix d’un centre de données.

Pour les entreprises, l’écart entre les pratiques d’hébergement et le contrôle effectif des accès reste à examiner. Un transfert vers une infrastructure locale ne répond pas, à lui seul, aux questions de gouvernance, de juridiction ou de continuité des services. Le rapport fait état de ces différents niveaux de préparation sans les confondre.

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